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Ayn Rand, Rand Paul, le Tea Party et le besoin de trouver un conservatisme de gouvernement

Kenneth R. Weinstein

Les candidats du Tea Party continuent à progresser extraordinairement face au parti républicain.

Après la défaite du Sénateur Bennett de l’Utah lors du congrès du parti républicain, et les victoires de Rand Paul, profondément libertaire pour le Sénat, aux primaires de Kentucky, et du candidat à la Chambre de Représentants Raul Labrador dans la primaire républicaine d’Idaho, il est incontestable que les militants du Tea Party seront une force principale pour 2012. 

Paul est le fils de Ron Paul, le libertarien texan qui avait concouru lors de la candidature à la candidature républicaine pour l‘élection présidentielle de 2008 avec un chimérique credo anti-taxe, anti-lutte contre la drogue, et isolationniste. Paul, dont la candidature était franchement appréciée parmi les libertariens, n’a jamais gagné les faveurs de l’opinion publique. Le prénom qu’il donna à son fils vient naturellement de la célèbre Ayn Rand, dont la classique nouvelle « La Révolte d’Atlas » constitue le manifeste libertarien et la bible de plus en plus de candidats du Tea Party. Dans son dernier éditorial, George Will brosse le portrait de Ron Johnson, homme d’affaires du Wisconsin et acolyte de Rand, qui affronterait l’automne prochain le sortant Russ Feingold pour un siège au Sénat. Il y raconte, également, que les ventes de la « Révolte d’Atlas » ont explosé sous la présidence d’Obama, passant de quelques 166.000 par an à plus de 600.000 durant les derniers quinze mois.    

Ceci étant dit, les membres du Tea Party – et du parti républicain – feront face dès cet automne à un challenge majeur. Les Américains sont de plus en plus opposés à des hausses d’impôts et à l’expansion effrénée des prérogatives du gouvernement fédéral. Mais ils ne sont libertariens pas, et certainement pas pour un refoulement massif du gouvernement fédéral. Même les individus se considérant eux-mêmes comme des membres Tea Party semblent, pour la plupart, refuser de toucher aux vaches sacrées que sont Medicare et Medicaid.

Rand Paul est bien tombé dans ce piège, quand il est venu à la télévision et qu’il a admis qu’il était profondément sceptique concernant les dispositions du Civil Rights Act de 1964 interdisant la discrimination dans les affaires privées au prétexte qu’elles constituent une interférence injustifiée de l’Etat dans le monde des affaires. Paul n’est pas raciste et en fait il dit être opposé à l’abrogation du Civil Rights Acts de 1964, mais c’est précisément sa position philosophique en faveur d’un rôle très limité du gouvernement qui posera problème à la fois pour la candidature et, le cas échéant, la gouvernance républicaine.

Les activistes et les candidats les plus hardis du Tea Party aspirent à davantage qu’un gouvernement très limité, ce qui n’est pas et ne peut en aucun cas constituer une philosophie réaliste de gouvernement. Simplement, d’un point de vue tactique, ça laisse beaucoup trop d’espace au Président Obama et aux démocrates pour contre-attaquer. Mais, à y regarder de plus près, les Américains ne sont pas libertariens l’ambition des républicains sous Newt Gingrich en 1995-96 de restreindre le champ d’action d’agences fédérales, tels que les départements du commerce et de l‘éducation, n’a jamais convaincu outre-mesure.

Des baisses d’impôt, oui ; obtenir des budgets équilibrés par la sous-traitance et la fin des gaspillages, oui. Le conservatisme fiscal bénéficie d’un soutien réel et profond en Amérique. Mais le libertarianisme philosophique, même s’il prône un rôle limité de l’Etat tant en politique intérieure que sur la scène extérieure, n’est tout simplement pas en phase avec la plupart des votants américains.

Par conséquent, les activistes du Tea Party auront besoin de trouver et façonner un conservatisme de gouvernement, responsable, qui prendrait en compte le conservatisme propre au peuple américain, mais aussi son aversion pour tout changement radical — qu’il vienne de droite ou de gauche.

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